Les explications données le plus souvent au fauteuil, illustrées et regroupées par thème.
Ces réponses ont une vocation pédagogique et générale. Elles ne constituent ni un diagnostic ni un avis personnalisé, et ne remplacent pas un examen clinique au cabinet.
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Une dent est bien plus que sa partie visible : trois couches, une pulpe vivante, et une racine ancrée dans l'os.
Le tissu le plus dur du corps humain. Il ne contient aucune cellule vivante : une fois détruit, le corps ne peut pas en refabriquer.
Au tout début d'une attaque, le fluor reminéralise la surface et renforce l'émail existant. Une fois la matière perdue, il faut restaurer la dent.
Sous l'émail, elle forme l'essentiel de la dent. Parcourue de canalicules, elle transmet le chaud et le froid.
Au cœur de la dent, elle contient les vaisseaux et le nerf. C'est elle qui fait mal quand une carie l'atteint.
Elle ancre la dent dans l'os de la mâchoire, et se prolonge souvent aussi loin que la partie visible.
La zone où la dent rencontre la gencive. Fragile, c'est là que naissent les sensibilités au froid.
L'ensemble qui soutient la dent : gencive, ligament et os. Sans lui, même une dent saine ne tient pas.
Chaque type de dent a un rôle précis, de la découpe au broyage.
Les dents de lait ne sont pas des dents provisoires sans importance : elles guident la place des définitives.
La couleur naturelle d'une dent n'est pas blanche. Elle vient de la dentine, visible par transparence sous l'émail.
Une destruction de la dent par les acides produits par les bactéries. Elle commence en surface, dans l'émail, puis creuse vers l'intérieur.
Elle progresse en silence, couche après couche. Plus on intervient tôt, moins le traitement est lourd.
L'émail et la dentine ne préviennent pas. La douleur n'apparaît que lorsque la carie atteint la pulpe, souvent bien plus tard.
Ce ne sont pas seulement les sucreries évidentes.
Non. L'acidité attaque l'émail directement, sans passer par les bactéries.
Ce n'est pas la quantité de sucre qui compte, mais le nombre de fois où la dent est attaquée.
Un matériau de la couleur de la dent, collé directement en une seule séance.
Les matériaux collés de la couleur de la dent les ont remplacés dans la pratique courante.
Une pièce fabriquée au laboratoire, puis collée dans la dent. On l'utilise quand la perte de substance est trop importante pour un composite.
Le choix dépend de ce qu'il reste de dent saine, pas d'une préférence.
Quand la gencive se retire, la racine se retrouve à nu. Elle n'a pas d'émail pour la protéger, et conduit le froid directement vers le nerf.
La gencive se rétracte et découvre progressivement la racine. La dent paraît plus longue, et devient sensible au froid.
Il faut d'abord en trouver la cause : elle n'est pas toujours la même.
Non. Un soin est soumis aux mêmes contraintes que la dent : mastication, acidité, temps.
Parce qu'un soin qui fuit laisse les bactéries reprendre leur travail, sous le matériau et sans douleur.
Un film de bactéries qui se reforme en permanence. Elle s'accumule surtout au collet, à la limite entre la dent et la gencive.
Si elle n'est pas retirée, la plaque se minéralise en quelques jours et durcit. À ce stade, aucune brosse à dents ne peut plus l'enlever.
Une inflammation de la gencive provoquée par la plaque. C'est le premier stade, et le seul qui soit entièrement réversible.
Non. Une gencive saine ne saigne pas au brossage. Un saignement est le premier signal d'alerte, et il ne faut pas l'ignorer.
Quand l'inflammation dure, elle atteint le ligament et l'os qui soutiennent la dent. Là, les dégâts ne se réparent plus spontanément.
Parce que l'os qui les entoure a diminué. Ce n'est pas la dent qui bouge, c'est son support qui manque.
La gingivite, oui, entièrement. La parodontite, non : l'os perdu ne repousse pas, mais on peut stopper la progression.
La plaque est la cause. Mais certains facteurs accélèrent nettement la destruction.
Le geste compte plus que la force. L'objectif est le collet, cette limite entre la dent et la gencive où la plaque s'accumule.
Les trois erreurs les plus fréquentes, et elles font toutes plus de mal que de bien.
Une minute pour voir exactement comment poser la brosse et avec quelle pression.
Une brosse extra-souple, à filaments très fins et très nombreux. Contrairement à l'idée reçue, elle nettoie mieux qu'une brosse dure, et sans abîmer la gencive.
Dès que les filaments s'écartent ou s'écrasent. Une brosse déformée ne nettoie plus le collet.
La brosse à dents ne nettoie que trois faces sur cinq. Les deux faces entre les dents, là où tout commence, demandent un autre outil.
Chaque espace entre vos dents a sa taille. Une brossette trop fine ne nettoie rien, une trop grosse blesse la gencive.
Parce que leurs filaments sont assez fins pour se replier au passage, puis se rouvrir à l'intérieur de l'espace. C'est ce qui permet de tout ramener vers l'extérieur.
Le geste exact, en moins d'une minute : trouver l'entrée, pousser doucement, et faire un simple aller-retour.
Le tartre est décollé par vibrations ultrasoniques, au-dessus et juste sous la gencive. C'est indolore dans la grande majorité des cas.
À lisser la surface des dents après le détartrage. Une surface lisse retient beaucoup moins la plaque.
Un nettoyage en profondeur de la racine, sous la gencive, là où le détartrage classique n'atteint pas.
Lorsque les poches restent profondes malgré le surfaçage. L'objectif est d'assainir ce qui reste inaccessible autrement.
Une parodontite stabilisée n'est pas guérie. Sans contrôle, elle repart — c'est le principal motif d'échec des traitements.
La gencive se retire et découvre la racine. La dent paraît plus longue et devient sensible au froid.
Ils ne remplacent jamais le brossage. Un bain de bouche n'atteint pas ce que la brosse n'a pas délogé : il rince, il ne nettoie pas.
Dans la grande majorité des cas, de la bouche elle-même. Ce sont les bactéries qui dégradent les résidus et produisent des composés malodorants.
Parce que la couleur ne vient pas de l'émail, qui est translucide, mais de la dentine jaune que l'on voit par transparence en dessous.
Un gel actif traverse l'émail et décompose les pigments colorés emprisonnés dans la dentine. Rien n'est retiré de la dent.
Non, lorsque le traitement est réalisé et suivi par un chirurgien-dentiste. Le gel agit sur les pigments, pas sur la structure de la dent.
Non, mais des sensations passagères au froid sont fréquentes pendant le traitement et les jours qui suivent.
Le gel circule temporairement dans les canalicules de la dentine, ces micro-canaux qui relient la surface au nerf.
Le traitement se fait chez vous, avec des gouttières fabriquées sur mesure d'après l'empreinte de vos dents.
Il n'y a pas de durée fixe. Le protocole s'ajuste à la teinte recherchée et aux sensibilités qui apparaissent en cours de route.
En général un à trois ans. La durée dépend beaucoup de vos habitudes quotidiennes.
Chaque dent a une limite propre, liée à son épaisseur d'émail et à sa dentine. On l'estime avant de commencer.
Le résultat se mesure sur un nuancier, en comptant les teintes gagnées entre le début et la fin du traitement.
Le gel doit atteindre l'émail. Le tartre et les colorations de surface le bloquent et donnent un résultat irrégulier.
Non. Céramiques, couronnes et composites ne changent pas de teinte. C'est le point à connaître avant de commencer.
Non. La dent n'est pas malade : elle a simplement changé de teinte de l'intérieur, à cause des pigments laissés par la pulpe.
Puisqu'elle a foncé de l'intérieur, le produit doit y être placé. Un éclaircissement classique, appliqué en surface, n'aurait aucun effet.
Leur concentration est très faible, ce qui limite fortement le résultat. Le principal problème est ailleurs.
Ces méthodes ne blanchissent pas la dent. Elles agissent en surface, et certaines l'abîment durablement.
Oui. C'est justement l'objet de l'examen préalable, qui n'est pas une formalité.
Quelques habitudes simples suffisent à conserver la teinte obtenue pendant des années.
L'éclaircissement est un acte esthétique : il n'est pas pris en charge par l'Assurance maladie. Certaines mutuelles participent.
L'extraction est toujours la dernière option, quand la dent ne peut plus être conservée ou qu'elle met les autres en danger.
Non. L'anesthésie supprime la douleur pendant toute l'intervention. C'est la question que tout le monde se pose, et la réponse est claire.
Toujours les mêmes étapes, expliquées au fur et à mesure.
Bien moins longtemps que ce que l'on imagine. L'essentiel du rendez-vous est consacré à l'anesthésie et aux explications.
Vous restez parfaitement conscient et vous percevez ce qui se passe, mais sans douleur.
Vous restez quelques minutes au cabinet, le temps que le saignement s'arrête et que l'on vérifie tout.
Quelques gestes simples suffisent à ce que tout se passe bien. Le premier soir est le plus important.
Un caillot se forme dans l'alvéole et protège l'os pendant la cicatrisation. Le tabac comme l'alcool empêchent sa formation et le fragilisent.
Pour la même raison : rincer, cracher ou aspirer avec une paille peut déloger le caillot qui vient de se former.
Tout ce qui est tiède et tendre. Mastiquez du côté opposé.
La gencive se referme en une à deux semaines. L'os, lui, met plusieurs mois à se reconstruire en profondeur.
Parce qu'elles arrivent en dernier, souvent sans place suffisante. Elles poussent alors de travers ou restent bloquées.
Non, pas systématiquement. Une dent de sagesse bien placée, fonctionnelle et nettoyable se garde.
Le dire. C'est fréquent, ce n'est pas ridicule, et cela change concrètement la façon dont le rendez-vous se déroule.
Un suintement rosé pendant quelques heures est normal. Voici le geste qui règle la grande majorité des cas.
Dans la plupart des cas, oui. Une dent absente ne laisse pas simplement un trou : tout l'équilibre autour se déplace.
Les dents voisines n'ont plus de point d'appui. Elles basculent peu à peu vers l'espace vide, et l'os qui portait la racine s'affaisse.
Au lieu d'endormir toute la zone, le produit est déposé dans l'os, juste au bout des racines de la dent à soigner.
Une anesthésie efficace immédiatement, et sans les inconvénients de l'anesthésie classique.